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Saint-Médard-en-Jalles — Société

À Saint-Médard-en-Jalles, la cantine scolaire anticipe le nouveau plan nutrition santé

La ville mise sur une diététicienne dédiée et des menus locaux, alors que la loi Egalim peine nationalement à atteindre ses objectifs bio.

Rédaction L'Échoppe 33
2 septembre 2026 · 2 min de lecture
cooked food on table

Photo by Yu Hosoi on Unsplash

Rouler les omelettes à la main : dans les cuisines centrales françaises, c'est devenu une curiosité. À Saint-Médard-en-Jalles, la Cuisine centrale municipale continue de le faire pour les quelque 2 700 repas servis chaque jour dans les 14 écoles et groupes scolaires de la commune.

Ce savoir-faire artisanal s'inscrit désormais dans un cadre national renouvelé. Le 5e Programme national nutrition santé (PNNS 5), lancé officiellement le 8 avril 2026 pour la période 2026-2030, fixe trois axes et vingt mesures pour améliorer l'alimentation des Français, avec un objectif affiché : réduire de 30 % le surpoids et l'obésité chez les enfants et adolescents d'ici 2030. Un enjeu réel en Gironde comme ailleurs : selon les données de santé publique les plus récentes, 17 % des enfants français sont en surpoids, dont 4 % en situation d'obésité, une proportion qui grimpe à 18 % chez les élèves de CM2.

À Saint-Médard-en-Jalles, la municipalité met en avant une diététicienne-nutritionniste, Virginie Gomez, arrivée en janvier auprès de la Cuisine centrale après 22 ans d'expérience en hôpital et en Ehpad. Elle coconstruit les menus avec l'équipe municipale, en tenant compte des recommandations nationales, de la saisonnalité, du budget et de l'organisation des cuisines. Une commission des menus, réunissant tous les deux mois personnel municipal, parents d'élèves et enfants, permet d'ajuster les recettes. La ville revendique des volailles exclusivement girondines et des menus végétariens réguliers.

Ces engagements s'inscrivent cependant dans un contexte national où la loi Egalim, censée imposer depuis janvier 2022 au moins 50 % de produits de qualité et durables dont 20 % de bio dans la restauration collective, peine à être appliquée. Une enquête relayée par l'Association des maires de France pointe que la part des collectivités atteignant ces seuils n'a pas progressé depuis 2020, freinée par l'inflation, les difficultés d'approvisionnement en produits labellisés et les contraintes budgétaires. La déclaration nationale 2026 du ministère de l'Agriculture, portant sur environ 40 % de la restauration collective française, confirme que l'objectif reste loin d'être tenu à l'échelle du pays. La municipalité de Saint-Médard-en-Jalles ne communique pas, dans ses documents, la part exacte de bio et de circuits courts atteinte dans ses propres menus.

Le cahier des charges national GEMRCN continue par ailleurs d'encadrer les grammages et fréquences de service, tandis que la commune ajuste ses tarifs de cantine selon le quotient familial des foyers.

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