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Après l'incendie monstre, la reconstruction du réseau internet aérien s'annonce longue en Gironde

L'incendie de juillet a détruit 64 kilomètres de câbles internet aériens en Gironde, privant 5 000 abonnés de connexion et annonçant une reconstruction longue.

Rédaction L'Échoppe 33
14 août 2026 · 2 min de lecture
man in green jacket sitting on chair

Photo by Mika Baumeister on Unsplash

Soixante-quatre kilomètres de réseau internet aérien réduits en câbles calcinés : c'est le bilan que dresse Gironde Numérique après l'incendie parti de Saumos le 22 juillet, qui a parcouru près de 42 000 hectares entre le Médoc et le bassin d'Arcachon et entraîné l'évacuation préventive de plus de 220 000 personnes dans 24 communes, jusqu'à la lisière de la métropole bordelaise.

Dans un communiqué publié le 11 août, le syndicat mixte chargé du déploiement de la fibre optique en Gironde recense 5 000 accès internet coupés au plus fort de la crise, dont 1 574 en zone incendiée, ainsi que 13 lignes mobiles hors service. Quinze communes ont été touchées, quatorze d'entre elles étant couvertes par le réseau de Gironde Numérique.

Dès les premières 48 heures, une cartographie de crise croisant l'avancée du feu et l'état des infrastructures a été partagée avec les autorités. À partir du 26 juillet, la structure a intégré la cellule Réseau du Centre opérationnel départemental, aux côtés du SDIS 33, pour coordonner opérateurs télécoms et Enedis, le distributeur d'électricité. Un numéro d'urgence, ouvert sept jours sur sept, a recueilli plus de 1 000 appels, traités avec l'appui d'une intelligence artificielle pour la retranscription, faute de pouvoir absorber ce volume par les seules équipes humaines.

Le réseau souterrain épargné, l'aérien à reconstruire

Le choix d'enfouir une partie du réseau de collecte et de transport, engagé dès 2018, se révèle payant : sur les 64 kilomètres situés en zone brûlée, seules les infrastructures aériennes ont été directement endommagées, les liaisons enterrées ayant globalement résisté aux flammes. « Le travail ne fait que commencer, nous sommes au stade de l'état des lieux », résume Joachim Jaffel, directeur des ressources de Gironde Numérique, qui évoque un effet « cascade » : une coupure d'alimentation électrique peut priver de connexion des secteurs situés bien au-delà du périmètre brûlé.

Côté réseau mobile, les chiffres suivis par les opérateurs témoignent d'une amélioration progressive : 29 sites étaient hors service au pic du 28 juillet, contre 8 au 11 août, soit un recul d'environ 72 %.

Gironde Numérique prépare désormais la reconstruction, avec des commandes de câblages et de matériel déjà engagées pour intervenir dès que l'accès aux zones sinistrées sera sécurisé. Un enfouissement généralisé du réseau aérien n'est toutefois pas envisagé, coûts et délais obligeant : les prochains chantiers devront composer avec un risque incendie appelé à se répéter.

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