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La Bastide — Culture

Darwin recrute déjà les artisans de son marché de Noël 2026

Sous la halle du Magasin Général, entre les tables en palettes recyclées et les effluves de café bio, l'été n'empêche pas de penser à Noël.…

Rédaction L'Échoppe 33
19 juillet 2026 · 2 min de lecture
Magasin général de l'écosystème Darwin à Bordeaux (ancienne caserne Niel), 22 novembre 2021.

Jefunky, CC BY-SA 4.0 — Wikimedia Commons

Sous la halle du Magasin Général, entre les tables en palettes recyclées et les effluves de café bio, l'été n'empêche pas de penser à Noël. Darwin Écosystème, sur les quais de la rive droite, vient d'ouvrir les candidatures pour la 15e édition de son Xmas Market, marché de Noël alternatif installé chaque année dans l'ancienne caserne Niel. Les créateurs et artisans intéressés ont jusqu'au 31 juillet pour déposer leur dossier en ligne.

L'événement se tiendra sur deux week-ends, les 4, 5 et 6 puis les 11, 12 et 13 décembre, dans les 5 000 m² de la caserne militaire du 19e siècle réhabilitée depuis 2011. Entrée gratuite, comme chaque année. L'organisation cible des exposants aux produits éthiques et écoresponsables, fabriqués en France ou en Europe, à des prix abordables. En 2025, le marché avait réuni plus de 20 000 visiteurs sur les deux week-ends, avec environ 150 stands de créateurs répartis sur le site, selon les chiffres communiqués par Darwin.

L'écosystème, né du rachat d'une partie de l'ancienne caserne par le groupe familial Darwin Evolution avec le soutien de la Ville et de la Métropole, s'est imposé en quinze ans comme une vitrine bordelaise de l'économie circulaire, avec ses bureaux partagés, sa ferme urbaine, ses restaurants et son skatepark. Mais ce succès nourrit aussi des critiques récurrentes. Des travaux universitaires, notamment une analyse publiée dans la revue Développement durable et territoires, pointent la façon dont le projet, né d'une occupation informelle et militante d'une friche, s'est progressivement transformé en modèle économique rentable, porté par des investisseurs privés. Certains habitants et observateurs du quartier reprochent au lieu une dérive perçue comme trop commerciale, éloignée de l'esprit de tiers-lieu autogéré des débuts, quand d'autres saluent au contraire sa capacité à faire vivre un projet culturel et écologique à grande échelle sans argent public récurrent. Le foncier reste par ailleurs disputé : une partie du site est toujours occupée par Darwin sans titre de propriété clairement tranché avec l'aménageur de la zone, un différend qui perdure depuis 2018.

En attendant l'hiver, la caserne continue de vivre au rythme de ses rendez-vous estivaux : quiz et blind-tests tous les jeudis au Magasin Général, ou soirées salsa aux Chantiers de la Garonne le 9 août. De quoi patienter avant de savoir qui, parmi les candidats de cet été, animera les allées du marché de Noël en décembre.

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