L'Échoppe33
● Direct

Villenave-d'Ornon — Société

Incendie en Gironde : Solal, 17 ans, aux fourneaux pour 600 bénévoles

Pendant une semaine, ce lycéen de 17 ans a cuisiné sans relâche pour nourrir 600 bénévoles mobilisés contre les incendies de Gironde.

Rédaction L'Échoppe 33
11 août 2026 · 2 min de lecture

Lever à cinq heures, plonge, quiches et hachis Parmentier pour six cents personnes : à 17 ans, Solal n'a pas passé ses dernières vacances les pieds dans l'eau. Lycéen à Pape Clément, à Pessac, et bénévole dans son club de handball à Mérignac où il arbitre et tient la buvette, l'adolescent s'est porté volontaire dès l'annonce de l'incendie qui a ravagé la Gironde fin juillet.

Le feu, parti le 22 juillet de Saumos, a brûlé environ 42 000 hectares et contraint près de 140 000 personnes à évacuer préventivement en Gironde et dans les Landes, selon la Protection civile. Il a été déclaré fixé le 5 août par le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, après avoir détruit plus de 150 habitations au Porge.

Pendant la crise, le collège Niki de Saint-Phalle de Villenave-d'Ornon s'est transformé en base arrière pour les secours, tandis que celui de Chambéry accueillait les équipes de la Protection civile. C'est là que Solal, en vacances au Maroc avec sa mère et son beau-père au moment du départ de feu, a rejoint la cuisine dès leur retour. Son beau-père, Philippe Gourgues, chef cuisinier au collège Chambéry, leur a proposé de venir prêter main-forte : la réponse n'a pas traîné.

Sur place, plus de 600 membres de la structure associative devaient être nourris trois fois par jour. Une semaine durant, l'adolescent a enchaîné les services sans formation préalable, entre desserts et corvée de vaisselle. « J'avais envie de donner de ma personne pour aider celles et ceux qui se battent pour nous aider, c'est du donnant-donnant », résume-t-il, cité par le Département de la Gironde qui a mis en avant son témoignage.

Sa mère, Erika Follet, professeure de français au collège Chambéry, décrit un engagement qui ne date pas d'hier : « Cette envie d'entraide s'est exprimée de manière innée depuis toujours chez lui. » Selon la Protection civile, environ 300 volontaires ont été mobilisés sur le terrain pour l'accompagnement des populations sinistrées, un dispositif comparable à celui déployé lors des grands feux de 2022.

Solal, qui dit avoir trouvé « une vraie famille » parmi les bénévoles de la semaine, retourne désormais à ses préoccupations de lycéen : l'année du baccalauréat commence à la rentrée.

Partager

Sources