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Chartrons – Grand Parc – Jardin Public · Culture

Kifkif : l'artiste Helen Bur peindra fin octobre une fresque de 34 mètres sur la résidence Nerval, au Grand Parc

Une façade de 34 mètres et plus de 300 m² : Helen Bur peindra la résidence Nerval en dix jours, premier chapitre d'un parcours street art dans le quartier.

· 2 min de lecture
Grande fresque colorée sur la façade d'un immeuble, avec un visage géométrique aux yeux clos et un personnage en combinaison orange.

Photo by Evgeny Karpov on Unsplash

Dix jours, une nacelle articulée, des pinceaux et des rouleaux plutôt que des bombes de peinture. C'est le programme de l'artiste britannique Helen Bur, qui doit peindre fin octobre une fresque de 34 mètres de haut sur une façade de la résidence Nerval, au Grand Parc. La surface dépasse 300 m². Le bailleur Aquitanis met le mur à disposition.

Cette façade ouvre Kifkif, un projet de l'association Exit, soutenu par la Ville. Il vise, au fil des ans, à faire du quartier un musée à ciel ouvert du street art. Son porteur, Romain Thiriau, alias Jean Rooble, explique que l'artiste a envoyé une photo de la composition et qu'un modèle a été recherché dans le quartier, « pour renforcer encore le lien entre son travail et le quartier ».

Helen Bur a fondé ses propositions sur des chiffres locaux : le quartier compte selon elle 60 % de femmes et 45 % de familles monoparentales. Elle a donc choisi les relations femmes et enfants, la maternité et la parentalité féminine.

Les bailleurs sociaux en partenaires

Les bailleurs sociaux (Aquitanis, InCité, Cdc Habitat, Vilogia) possèdent 90 % du bâti du Grand Parc. Ils sont donc des partenaires, en cours ou à venir. Luca Trimaldi, alias Eno, directeur d'Exit, dit vouloir s'inscrire dans le renouvellement urbain du quartier et prévoir les fresques « au fur et à mesure de la rénovation des bâtiments ».

Ateliers jusqu'en avril

Le projet ne se limite pas à la peinture. Le 24 septembre, une présentation à la bibliothèque a réuni habitants et acteurs du quartier. Un cycle d'ateliers de conception (géométrie et graffiti) sera organisé dans le cadre d'une résidence d'éducation artistique et culturelle. Il sera hébergé par le centre social GP Inten6té et s'achèvera en avril par une fresque participative. Des actions de médiation sont prévues jusqu'à cette date.

Le collège Casimir Fidèle pourrait s'y associer. Kifkif a été présenté au conseil d'administration de son foyer socio-éducatif, dont le trésorier, Bastien Tetany, espère rejoindre la phase suivante. Parmi les habitants présents, un voisin du quartier, François Fraissinet, apprécie l'idée d'un projet au long cours. Il comprend aussi que les artistes gardent leur autonomie sur la direction artistique des œuvres, sinon « ça pourrait devenir un peu fouillis ».

Un quartier déjà habité par l'art

Le Grand Parc compte déjà plusieurs œuvres : la façade en mosaïque de la salle des fêtes, la fresque d'Annette Messager sur le mur courbe du centre social L'Escargot (en cours de restauration), les personnages de Jofo sur le bâtiment « arc-en-ciel », et un portrait monumental de l'Allemand Hendrik Beikirch, alias ECB, sur la résidence Kipling. Ce dernier a été invité en 2018 par l'association Pôle Magnétic.

La bibliothèque du Grand Parc a de son côté créé un espace thématique. Sa responsable, Laurence Modolo, indique qu'une trentaine d'ouvrages sur l'art urbain viennent du fonds du réseau. Exit a ajouté une quinzaine de titres plus pointus. Le programme se suit sur associationexit.fr et sur Instagram @association.exit.

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