L'Échoppe
● Direct

Bordeaux · Sport

Le Bordeaux-Mérignac Volley saisit le CNOSF après un avis défavorable de la DNACG sur deux joueuses

Avec 283 000 € de masse salariale pour un plafond de 284 000 €, le club conteste la prise en compte de sommes versées par une association de mécénat.

· 2 min de lecture
Joueurs de volley-ball de part et d'autre du filet, lors d'un contre à la volée dans une salle.

Photo by daniil kazorin on Unsplash

Un écart d'un seul millier d'euros. Dans le dossier transmis par le Bordeaux-Mérignac Volley à la DNACG, la masse salariale s'établit à 283 000 euros, sous le plafond de 284 000 euros fixé au club. Cela n'a pas suffi : le Conseil supérieur de la DNACG, le gendarme financier des clubs professionnels, a maintenu le 9 octobre un avis défavorable à l'homologation des contrats de deux joueuses de l'effectif professionnel, Jade Cholet et Eva Del Moral.

Le club a reçu la notification de cette décision le 13 octobre et l'a rendue publique jeudi 15 octobre dans un communiqué.

Le point de désaccord : l'association et le mécénat

Selon le club, le Conseil supérieur a validé une partie de ses arguments. Les rémunérations de plusieurs joueuses et de l'entraîneur ont été revues à la baisse depuis l'été, et d'autres mesures ont été prises pour respecter l'encadrement.

Le désaccord porte sur un autre point. L'instance a réintégré dans la masse salariale les sommes versées aux joueuses par une association distincte, financée par le mécénat. Ces versements rémunèrent, d'après le club, des actions de promotion du volley auprès des écoles, des jeunes publics et de publics spécifiques. Le club précise mener depuis plusieurs saisons une démarche de responsabilité sociale et environnementale (RSE), dont il a fait le pilier de sa stratégie, avec l'objectif d'obtenir le statut de société à mission.

Une conciliation devant le CNOSF

Le Bordeaux-Mérignac Volley va engager une procédure de conciliation devant le Comité national olympique et sportif français (CNOSF), afin que la situation de ses joueuses soit « réexaminée au plus vite ». Il se dit attaché au contrôle de gestion de la DNACG, « garant de l'équité entre les clubs ».

La présidente, Béatrice Knoepfler, déclare : « Nous respectons la DNACG et le travail de ses instances. Depuis cet été, nous avons fait des efforts considérables pour respecter l'encadrement qui nous a été fixé. Nous ne pouvons cependant pas accepter que des actions de promotion du volley auprès des jeunes et des publics spécifiques, financées par le mécénat, soient assimilées à une volonté de contourner les règles. »

La position de la DNACG n'est connue ici que par le récit du club : son communiqué ne détaille pas les motifs de la décision, et nous n'avons pas trouvé de publication de l'instance sur ce dossier. Le club annonce qu'il ne fera pas d'autre commentaire pendant la procédure.

Partager

Une erreur dans cet article ? Signalez-la à la rédaction.

Nous suivre

Suivez l'actualité bordelaise là où vous êtes déjà.

Chaque article de L'Échoppe est annoncé sur nos comptes dès sa mise en ligne.