LGV Bordeaux-Toulouse : le tribunal administratif refuse de suspendre l'autorisation environnementale des investigations préalables
Le juge des référés rejette les demandes des associations et des sylviculteurs contre l'arrêté du 5 février 2026 sur les investigations préalables à la LGV.

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Les opposants à la ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse n'ont pas obtenu la suspension en urgence de l'autorisation qui permet d'engager les investigations préalables. Le juge des référés du tribunal administratif de Bordeaux, statuant en formation collégiale, a rejeté leurs demandes par une ordonnance du 14 octobre 2026, que la juridiction a publiée le 22 octobre.
Ce que contestaient les requérants
L'autorisation attaquée est un arrêté du 5 février 2026, signé par les préfets de la Gironde, de la Haute-Garonne, du Lot-et-Garonne et du Tarn-et-Garonne. Il accorde à SNCF Réseau et à SNCF Gares et Connexions une autorisation environnementale pour les investigations préalables à la construction de la future ligne. Plusieurs associations opposantes au projet, ainsi que le syndicat des sylviculteurs du sud-ouest, avaient saisi le juge pour en obtenir la suspension.
Deux arguments écartés
Les associations invoquaient d'abord l'article L. 123-1 B du code de l'environnement. Il oblige le juge des référés à suspendre une décision prise sans la participation du public exigée. Le juge a estimé que les conditions de ce texte n'étaient pas remplies. Il a écarté l'argument selon lequel l'enquête publique serait devenue caduque : la déclaration d'utilité publique du Grand projet ferroviaire, datée du 2 juin 2016, reste en vigueur jusqu'en 2031.
Sur le second terrain, celui des articles L. 123-16 du code de l'environnement et L. 521-1 du code de justice administrative, il n'a pas relevé de doute sérieux sur la légalité de l'autorisation du 5 février 2026. Cette condition est nécessaire pour obtenir une suspension.
Le syndicat des sylviculteurs mis hors jeu
La demande du syndicat des sylviculteurs du sud-ouest est écartée pour une raison distincte : le juge a estimé qu'il ne justifiait pas, au regard de ses statuts, d'un intérêt pour agir. Il a relevé que le syndicat n'est pas une association de protection de l'environnement. Selon lui, l'arrêté n'a ni pour objet ni pour effet de porter atteinte aux intérêts collectifs de la profession. L'intérêt individuel des sylviculteurs ne pourrait être lésé que par d'autres actes juridiques que cette autorisation.
L'ordonnance ne porte que sur la demande de suspension en urgence de l'arrêté. Les extraits publiés par le tribunal ne disent pas si des recours au fond sont engagés contre cette autorisation.
Sources
Tribunal administratif de Bordeaux
LGV entre Bordeaux et Toulouse : refus de suspendre l'arrêté préfectoral
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