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Vasco, startup bordelaise, lève 1,7 million d'euros pour financer des travaux sans crédit

Après 60 chantiers financés, la jeune pousse bordelaise vise 1 000 rénovations par an d'ici 2030, en misant sur l'épargne de particuliers plutôt que sur le…

· 2 min de lecture
Chantier de rénovation dans un logement : murs de brique éventrés, gravats et ouvrier sur une échelle

Photo by Milivoj Kuhar on Unsplash

Soixante chantiers financés, et pas un euro emprunté à une banque par les propriétaires concernés. C'est le bilan de Vasco, société créée à Bordeaux en 2023, qui vient de boucler une levée de fonds de 1,7 million d'euros auprès d'Aquiti et de makesense, selon l'association French Tech Bordeaux, qui relaie l'annonce publiée le 14 octobre 2026.

Une quote-part du logement en échange des travaux

Le principe : Vasco fait financer les travaux, pour un montant moyen d'environ 50 000 euros, par une foncière solidaire. En contrepartie, celle-ci acquiert une quote-part du logement. Le propriétaire reste chez lui, sans crédit ni mensualités. Il peut racheter cette part quand il le souhaite. À défaut, l'opération est dénouée à la vente du bien. Le dispositif vise notamment les ménages pour lesquels un prêt bancaire classique est difficile à obtenir.

L'épargne privée à la manœuvre

Les fonds levés ne servent pas à payer les chantiers. Ceux-ci sont financés par la foncière, agréée ESUS (entreprise solidaire d'utilité sociale) et labellisée Finansol. Les particuliers peuvent y placer entre 500 et 100 000 euros. Près de 500 épargnants ont déjà investi plus de 4 millions d'euros, avec un objectif de rendement annoncé de 9 % par an, réduction d'impôt de 25 % comprise. Ce rendement est un objectif, pas une garantie.

Une demande dopée par le recul des aides

Vasco indique avoir connu une forte accélération en 2025 : les demandes auraient été multipliées par cinq entre le premier semestre, quand les aides publiques restaient importantes, et le second, après la mise en pause puis la réduction de MaPrimeRénov'. Ces chiffres sont ceux de l'entreprise, que nous n'avons pas pu vérifier de façon indépendante. La société ne se limite plus à la rénovation énergétique : elle finance aussi des travaux de mise aux normes et d'adaptation des logements, comme la toiture, l'électricité, la plomberie ou l'assainissement.

Doubler les effectifs, viser 1 000 chantiers par an

Avec cette levée, Vasco prévoit de doubler ses effectifs, d'automatiser davantage ses processus et d'accélérer sa communication. L'ambition affichée est de multiplier par dix son rythme de financement pour atteindre 1 000 rénovations par an d'ici 2030.

Le modèle comporte une contrepartie que la présentation de l'entreprise n'aborde pas : le propriétaire cède de fait une part de la valeur de son bien. Les conditions de rachat de cette part n'ont pas été détaillées dans les informations disponibles.

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