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Fissures liées à la sécheresse : Bouliac ouvre un guichet de signalement

La mairie centralise les signalements de fissures liées à la sécheresse avant de transmettre un dossier à la préfecture de la Gironde.

Rédaction L'Échoppe
23 septembre 2026 · 2 min de lecture
Rough brick wall with a small glass block window

Photo by Trương Tuyết Ly on Unsplash

La mairie de Bouliac invite ses habitants à signaler, par courriel ou courrier, les fissures, déformations de portes et fenêtres ou tassements de terrain constatés sur leur logement. En cause : le phénomène de retrait-gonflement des argiles, ces mouvements de sol provoqués par l'alternance de sécheresse et de réhydratation, qui fragilisent murs et fondations sur les terrains argileux.

La Gironde compte parmi les départements français les plus exposés à ce risque. Une large partie de son territoire, notamment l'Entre-deux-Mers, le Libournais et la vallée de la Garonne où se situe Bouliac, est classée en aléa moyen à fort. Le phénomène n'est pas nouveau : l'État a déjà reconnu à quatre reprises cette année l'état de catastrophe naturelle pour la sécheresse 2025 en Gironde, par arrêtés successifs des 13 mars, 3 avril, 11 mai et 12 juin 2026, publiés au Journal officiel.

La mairie précise que chaque signalement doit être documenté : nature et ampleur des dégâts, date d'apparition, photographies à l'appui. Les dossiers seront recensés puis transmis à la préfecture de la Gironde, qui évalue ensuite, selon le nombre de signalements et la gravité des dommages, l'opportunité de demander un arrêté de reconnaissance de catastrophe naturelle. La procédure n'a rien d'automatique et peut s'étaler sur plusieurs mois, le temps que les services de l'État instruisent la demande commune par commune.

La municipalité recommande aux propriétaires de ne pas attendre cette décision pour prévenir leur assureur. Une fois un arrêté publié au Journal officiel, les sinistrés disposent d'un délai maximal de trente jours pour déclarer leur sinistre. Passé ce délai, l'indemnisation au titre de la garantie catastrophe naturelle peut être compromise, même si les dégâts sont réels.

Le mécanisme d'indemnisation, encadré par la loi de 1982 sur les catastrophes naturelles, repose sur cette reconnaissance préalable par arrêté interministériel : sans elle, les dommages liés à la sécheresse ne sont pas couverts par les contrats d'assurance habitation classiques, qui excluent en principe les mouvements de terrain lents et progressifs. C'est pourquoi les communes, en première ligne, centralisent les signalements avant de constituer un dossier collectif à transmettre à la préfecture.

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