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L'université de Bordeaux ferme plusieurs campus jusqu'au 25 octobre après de nouveaux blocages

Après la réouverture du 20 octobre, blocages et tentatives d'occupation ont repris à Pessac et Talence ; Sciences Po Bordeaux est aussi bloqué.

· 2 min de lecture
Bâtiment universitaire en façade claire sous un ciel bleu, avec des étudiants à pied et à vélo sur la route qui le longe

User:Cépey, Public domain · Wikimedia Commons

Les campus avaient rouvert mardi 20 octobre au matin. Quelques heures plus tard, les blocages reprenaient. L'université de Bordeaux a annoncé le 22 octobre la fermeture administrative de plusieurs sites jusqu'au dimanche 25 octobre inclus.

Des assemblées générales à l'évacuation de la présidence

Selon l'université, des assemblées générales tenues à midi, le 20 octobre, ont voté de nouveaux blocages. Elles ont débouché sur des tentatives d'occupation, notamment sur le campus Montesquieu à Pessac et sur le campus Peixotto à Talence. Plusieurs centaines d'étudiants se sont aussi rassemblés devant le bâtiment C4 du Domaine du Haut-Carré, à Talence, siège de la présidence. Les personnels ont dû évacuer.

Les conditions de sécurité des personnes et des biens n'étant plus réunies, le président Dean Lewis a décidé la fermeture, en concertation avec les directions des collèges de formation concernés. Le communiqué ne détaille pas la liste des sites fermés.

Un président qui soutient les revendications, pas les blocages

Dean Lewis dit comprendre et soutenir les préoccupations des étudiants, « dans un contexte où les universités manquent de moyens pour assurer pleinement leurs missions ». Il renvoie au manifeste qu'il a signé avec 79 autres responsables d'établissements, publié par France Universités sous le titre « Faisons de la jeunesse une grande cause nationale ». Il ajoute que « les dégradations, les blocages et les violences ne peuvent être acceptées », et se dit disponible pour un dialogue avec des représentants étudiants « autour de revendications clairement exprimées », en distinguant ce qui relève de l'université et ce qui relève de décisions nationales.

Pendant la fermeture, les étudiants reçoivent par courriel les modalités de continuité pédagogique. Depuis le début du mouvement, les cours sont, selon les situations, donnés à distance, déplacés dans d'autres locaux ou reportés.

Sciences Po Bordeaux aussi bloqué

L'Institut d'études politiques est lui aussi touché. Dans une information datée du 22 octobre, il indique être bloqué par des étudiants, avec un accès partiel au bâtiment et des cours en distanciel. Sa direction dit maintenir le dialogue et souscrire au manifeste de France Universités. Elle précise que le mouvement touche plusieurs établissements du supérieur et du secondaire.

Un mouvement national

Selon Hélène Boulanger, vice-présidente de France Universités et présidente de l'université de Lorraine, près de 90 % des universités sont touchées par des blocages ou des fermetures administratives. Les revendications portent sur la réforme des bourses, un logement et une alimentation abordables, davantage de moyens humains et matériels pour les universités, et de meilleures conditions d'études. Les fédérations étudiantes des filières de santé ont rejoint la mobilisation. Elles alertent sur la précarité, le manque de moyens et la dégradation de la santé mentale des étudiants.

L'université de Bordeaux dit viser un retour aussi rapide que possible à des conditions normales de travail et d'études.

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