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Le CAPC accueillera 60 jours durant l'école du tnba dans une ruine de Thomas Hirschhorn

Le Capc confie sa nef à l'école du tnba et à Thomas Hirschhorn pour une expérience de 60 jours, cours et spectacle quotidiens inclus.

· 2 min de lecture
CAPC - Musée d'art contemporain de Bordeaux, Entrepôt Lainé, Rue Ferrère, Bordeaux, July 2014

Ardfern, CC BY-SA 3.0 · Wikimedia Commons

Événement· Capc musée d'art contemporain, BordeauxVoir l'agenda →

Pendant deux mois, la grande nef du Capc ne ressemblera plus à un musée mais à un chantier habité. À partir du 12 novembre, l'artiste suisse Thomas Hirschhorn y dressera une ruine monumentale, faite de carton et de scotch, matériaux qu'il façonne depuis des années pour rappeler, dit-il, que « nous ne sommes que des fragments dans un monde fracturé ». Dans ce décor précaire s'installera, chaque jour jusqu'au 10 janvier, l'école du théâtre national Bordeaux Aquitaine (tnba) : quatorze élèves de sa 7e promotion et cinq comédiens du collège pédagogique y donneront leurs cours à vue, certains ouverts au public, avant de rejouer chaque soir une pièce inédite écrite par la metteuse en scène Fanny de Chaillé.

Le projet, baptisé "Quoi qu'il en soit", est coproduit par le tnba, qui en assure la production déléguée, avec le soutien de Bordeaux Métropole. Un seul billet, vendu 8 euros en plein tarif, 4,50 euros en tarif réduit et 2 euros pour les moins de 26 ans, donne un accès illimité aux soixante jours de l'expérience. La pièce part d'un travail sur les manifestes d'artistes, pour interroger ce que signifie prendre la parole collectivement aujourd'hui.

Cette hospitalité d'un musée envers une école n'est pas isolée. À la Collection Lambert, à Avignon, la micro-école Inspire accueille depuis 2019 des élèves de CM1-CM2 en difficulté, avec un taux de retour en scolarité classique de 98 %, selon l'institution. Au Centre Pompidou-Metz, une "école sans les murs" confie chaque année une classe à un artiste reconnu, de Maurizio Cattelan à Shigeru Ban.

Thomas Hirschhorn n'en est pas à sa première expérience de musée éphémère et participatif : en 2004, il avait installé pendant deux mois un Musée précaire Albinet dans une cité d'Aubervilliers, avec des œuvres prêtées par le Centre Pompidou. Son travail n'a pas toujours fait consensus : son exposition "Swiss-Swiss Democracy", présentée à Paris en 2004, avait déclenché une polémique telle, en Suisse, qu'elle a pesé sur le budget de Pro Helvetia, l'organisme culturel helvétique, qui figure pourtant parmi les partenaires de l'opération bordelaise.

L'exposition, commissariée par Cédric Fauq et Sandra Patron, s'ouvrira le 12 novembre par une journée inaugurale gratuite de 11 heures à 18 heures, suivie d'une conférence avec les deux artistes et d'une soirée musicale jusqu'à 23 heures.

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