L'Échoppe
● Direct

Santé

Légionellose à Coutras : l'ARS ne trouve pas de lien entre les 3 cas et le réseau d'eau

L'ARS n'établit pas de lien entre les 3 cas signalés et la faible présence de légionelles détectée sur le réseau d'eau.

· 2 min de lecture
L'hôtel de ville de Coutras, Gironde, France

Père Igor, CC BY-SA 3.0 · Wikimedia Commons

Trois cas de légionellose signalés début septembre chez des habitants d'un même secteur de Coutras, au nord de Libourne, ont déclenché depuis près d'un mois des analyses sanitaires et environnementales poussées. Dans un communiqué publié le 2 octobre, l'Agence régionale de santé (ARS) Nouvelle-Aquitaine fait un point d'étape : les prélèvements réalisés sur le réseau public d'eau potable ont révélé la présence de légionelles, mais à faible concentration, sur un seul point du réseau.

Aucun élément ne permet à ce jour d'établir un lien entre les cas recensés et cette contamination limitée, précise l'agence. L'enquête se poursuit néanmoins en lien avec le Syndicat intercommunal d'alimentation en eau potable (SIAEPAVID), la SAUR, exploitant du réseau, et la commune.

Par précaution, plusieurs mesures ont été engagées : augmentation de la chloration de l'eau, contrôles renforcés de sa qualité, purges ciblées sur les canalisations concernées, et extension des prélèvements à des secteurs périphériques de Coutras. Un protocole de désinfection a également été préparé, mobilisable si les résultats d'analyses complémentaires le justifiaient.

L'ARS insiste sur un point : l'eau distribuée par le réseau public reste à ce jour propre à la consommation, sans restriction d'usage ni interdiction. Aucun nouveau cas n'a été signalé depuis le début de l'investigation.

La légionellose est une infection pulmonaire provoquée par une bactérie qui se développe dans l'eau stagnante à des températures comprises entre 25 et 50 degrés, et se transmet par inhalation de fines gouttelettes, lors d'une douche par exemple, jamais d'une personne à l'autre. Ses symptômes, fièvre élevée, toux, difficultés respiratoires, frissons, peuvent faire penser à une grippe sévère.

À l'échelle nationale, la maladie progresse : 2 201 cas ont été notifiés en France en 2023 selon Santé publique France, soit une hausse de 16 % par rapport à 2022 et un nouveau record, pour un taux de létalité d'environ 9 %. L'ARS en profite pour rappeler les gestes de prévention côté installations privées, souvent en cause dans les contaminations : maintenir l'eau chaude sanitaire entre 55 et 60 degrés, purger les canalisations après une absence prolongée, détartrer régulièrement ballons, pommeaux de douche et flexibles.

En cas de symptômes évocateurs, l'agence recommande de consulter rapidement un médecin.

Partager

Une erreur dans cet article ? Signalez-la à la rédaction.

Nous suivre

Suivez l'actualité bordelaise là où vous êtes déjà.

Chaque article de L'Échoppe est annoncé sur nos comptes dès sa mise en ligne.