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Sciences Po Bordeaux lance un nouveau master dédié à l'économie des pays du Sud

Sciences Po Bordeaux ouvre un master dédié aux économies du Sud, avec un hackathon le 13 novembre à la halle Héméra.

· 2 min de lecture
Le bâtiment de l'Institut d'études politiques de Bordeaux, à Pessac.

Bdx, CC0 · Wikimedia Commons

Une vingtaine d'étudiants composent la première promotion du nouveau master ETIS, pour Entreprises, territoires et innovations dans les Suds, ouvert à la rentrée 2026 à Sciences Po Bordeaux. Ce parcours forme des spécialistes capables d'analyser et d'accompagner les dynamiques économiques à l'œuvre en Afrique, au Moyen-Orient, en Amérique latine ou en Asie du Sud-Est, loin d'une vision strictement humanitaire de ces régions.

Ces pays sont "souvent assignés à une situation de dépendance du monde occidental, en lien avec des projets humanitaires ou de développement, selon une logique verticale", alors que ces régions "sont aussi traversées par des dynamiques économiques foisonnantes, notamment entrepreneuriales", relève Quentin Chapus, enseignant-chercheur qui dirige le parcours. ETIS succède, avec un second master baptisé Coopération internationale dans les Suds (CIS) centré sur les ONG et l'aide humanitaire, à l'ancien master Risques et développement aux Suds, lui-même issu de la fusion de trois parcours antérieurs de l'école.

Cette refonte s'inscrit dans la nouvelle maquette du deuxième cycle de l'institut, entrée en vigueur cette rentrée et organisée autour de cinq pôles thématiques regroupant 18 parcours. Elle s'appuie sur l'expertise de l'unité de recherche Les Afriques dans le monde, laboratoire créé en 2011 et associé au CNRS, à Sciences Po Bordeaux et à l'université de Bordeaux, qui réunit une vingtaine de chercheurs et une cinquantaine de doctorants.

Les étudiants de M1, comme Loubna Bijja, élève de la filière intégrée franco-allemande, ou Jeanne Araux-Chevrier, originaire de La Réunion, mènent dès la première année une étude de risque pays et sectoriel, puis en M2 une analyse risque-projet pour des commanditaires réels, avec des mobilités possibles en Colombie ou à Madagascar.

La dimension opérationnelle du cursus se concrétise par un hackathon organisé le 13 novembre à la halle Héméra, rue Fondaudège à Bordeaux, un ancien site des entrepôts Marie Brizard reconverti en espace de coworking. Retenu par l'université de Bordeaux dans le cadre d'un appel à manifestation d'intérêt, l'événement réunira des élèves de Sciences Po Bordeaux, de Bordeaux Sciences Agro et de l'IAE de Bordeaux autour de trois entrepreneurs de la tech, sur des projets d'énergies renouvelables au Niger, de technologies de santé au Maroc et d'innovation financière en Colombie et en Côte d'Ivoire. "Il existe parfois une vision biaisée de l'entrepreneuriat dans les pays du Sud, partant du principe que ces territoires souffrent de moyens et d'ambition", relève Bubacar Diallo, ancien élève de l'école (promotion 2005) qui coordonne le dispositif.

Parallèlement, l'institut a obtenu le financement d'une nouvelle salle de travail collaboratif, pensée pour le prototypage et ouverte à l'ensemble des enseignants, chercheurs et associations de l'établissement.

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