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Université de Bordeaux : le programme Atypie-Friendly accompagne près de 400 étudiants neuroatypiques

Près de 400 étudiants ont déclaré un trouble du neurodéveloppement à l'université de Bordeaux, qui déploie un accompagnement dédié.

· 2 min de lecture
La façade historique de l'université de Bordeaux, place de la Victoire, avec des étudiants assis sur le parvis.

Vanderbilt89, CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons

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Un cours qui commence sans qu'on sache s'il faut tutoyer l'enseignant, un bruit de couloir qui devient obsédant pendant un TD : des détails anodins pour la plupart des étudiants, des obstacles concrets pour d'autres. À l'université de Bordeaux, le programme Atypie-Friendly s'attaque à ces situations ordinaires qui compliquent la vie des étudiants présentant un trouble du neurodéveloppement (TND) : troubles du spectre de l'autisme, TDAH, troubles « dys » comme la dyslexie ou la dyspraxie.

Près de 400 étudiantes et étudiants ont déclaré ce type de handicap auprès du service PHASE de l'université pour bénéficier d'un accompagnement, selon l'établissement, qui précise que les personnes réellement concernées sont potentiellement dix fois plus nombreuses, faute de diagnostic ou par réticence à se signaler.

Signée en février 2025 et intégrée au schéma directeur du handicap de l'université, la charte Atypie-Friendly structure un dispositif à plusieurs niveaux : accompagnement individuel sur rendez-vous pour organiser son travail ou préparer un examen, guide de rentrée, serious game pour découvrir la vie étudiante, visites virtuelles des services, cafés d'échange hebdomadaires et ateliers d'habileté sociale. L'équipe bordelaise, qui travaille avec le Centre ressources autisme (CRA) Aquitaine et le centre d'excellence SOUND labellisé en 2025 et hébergé au centre hospitalier Charles Perrens, intervient aussi, à la demande, auprès des enseignants et des personnels administratifs.

« Ces questions envahissantes, cette gêne sensorielle peuvent relever d'un trouble du neurodéveloppement », explique Florian Laronze, postdoctorant en sciences cognitives et coordinateur du programme. Il plaide pour des enseignements pensés dès le départ comme accessibles à tous plutôt qu'adaptés après coup. Bernard N'Kaoua, enseignant-chercheur et responsable du programme, insiste sur l'invisibilité de la plupart des handicaps concernés : « Certaines personnes peuvent donner l'impression de fonctionner exactement comme les autres tout en mobilisant une énergie considérable pour y parvenir. »

Déjà déployé dans plus d'une trentaine d'universités françaises, le programme organise un prochain webinaire d'information le mardi 3 novembre, de 12 h 30 à 13 h 30, avec une intervention de Camille Mazouffre, doctorante en sciences cognitives au laboratoire Bordeaux Population Health.

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