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Cenon · Société

Grève du 5 novembre, douze cantines fermées à Cenon et dix à Floirac

Cantines fermées, accueils périscolaires réduits, pique-niques à fournir : commune par commune, ce que la grève de jeudi change pour les écoles de la métropole.

· 4 min de lecture
Réfectoire vide en noir et blanc, tables rondes et chaises alignées devant de grandes baies vitrées, image d'illustration d'une cantine fermée

Photo by Spencer Plouzek on Unsplash

À Cenon, la liste tient en douze lignes : Maumey (maternelle et élémentaire), Cassagne, Michelet (maternelle et élémentaire), Gambetta, Jaurès (les deux), Perrault, Blum, Cavaillès élémentaire et Alain Fournier. Douze cantines resteront fermées jeudi 5 novembre, et la Ville demande aux parents de venir chercher leurs enfants pendant la pause méridienne. Elle précise aussi qu'elle ne met pas en place le service d'accueil minimum : si un enseignant est absent, les enfants devront être gardés par leurs parents.

Le mouvement est national. Les communes de la métropole ont publié, entre lundi et mardi, l'état de leurs services. Ces pages sont mises à jour au fil des remontées des écoles, et leur état peut donc encore changer.

Pourquoi cette journée de grève ?

L'appel est interprofessionnel. Les syndicats de l'éducation, dont le SNES-FSU et la FSU-SNUipp, s'y associent, tout comme la CFDT Éducation. Selon le site spécialisé VousNousIls, les 2 et 3 novembre, ils réclament le dégel et une forte hausse de la valeur du point d'indice, qui sert à calculer la rémunération des fonctionnaires. Ils veulent aussi l'annulation des suppressions de postes prévues au projet de budget 2027, soit 1 588 postes d'enseignants selon ce site. Ils rejettent le « Pacte enseignant », qui conditionne une hausse de salaire à des missions supplémentaires.

Les syndicats de l'enseignement supérieur appellent eux aussi à la mobilisation. À l'université Bordeaux Montaigne, les bibliothèques ouvriront avec retard, à 9 h, « sous réserve ». Le service commun de la documentation annonçait une mise à jour de la situation de chaque site dans la matinée, et précise que les ressources numériques restent accessibles à toute heure.

À Bordeaux, la CFDT Éducation donne rendez-vous aux manifestants place de la République à 12 h 30, pour un départ à 13 h. Le cortège doit passer par Gambetta, Tourny, Bourgogne, puis la place de la Victoire.

La précédente journée, le 29 septembre, avait déjà vidé des cantines dans la métropole, comme nous l'écrivions le 28 septembre. Le motif était alors le gel des salaires publics.

Commune par commune, que reste-t-il d'ouvert ?

Les situations varient beaucoup d'une ville à l'autre.

Floirac. La restauration ne sera pas assurée dans dix restaurants scolaires : Aragon, Jaurès et Mitterrand (maternelle et élémentaire), Camus élémentaire, Mauriac maternelle, Pasteur maternelle et Blum maternelle. Curie (maternelle et élémentaire), Pasteur élémentaire et Blum élémentaire fonctionneront normalement. Dix accueils périscolaires seront fermés toute la journée, quatre resteront ouverts : Mitterrand (maternelle et élémentaire), Jaurès maternelle et Pasteur élémentaire.

Saint-Médard-en-Jalles. Deux maternelles, Carrié et Corbiac, sont annoncées fermées de bout en bout, transport compris. Dans plusieurs autres écoles, la Ville indique « pique-nique » pour le midi, c'est-à-dire un déjeuner à fournir par les familles. L'élémentaire Renée Lacoude affiche en revanche accueil, midi et soir ouverts. La commune écrit qu'en raison d'effectifs insuffisants, il n'y aura pas de service minimum d'accueil. Au Taillan-Médoc, le pique-nique est aussi demandé aux familles dans les écoles concernées. Le détail figure dans un tableau mis en ligne par la mairie.

Bègles. La mairie signale que le mouvement « pourrait affecter » les services. Elle ne nomme qu'une fermeture municipale : la médiathèque. Pour les écoles, la maternelle Malala Yousafzai et les élémentaires Marcel Sembat et Jacques Prévert sont fermées. La Ferrade et Paul Vaillant-Couturier sont ouvertes en partie : accueil du matin seulement pour la première, midi et soir seulement pour la seconde. Boileau, Saint-Maurice, Jean Zay, Ferdinand Buisson et Jacques Prévert maternelle sont indiqués ouverts.

Villenave-d'Ornon. La Ville rappelle la règle du service minimum d'accueil : depuis 2008, les communes doivent l'organiser sur le temps scolaire quand au moins 25 % des enseignants d'une école font grève. Les enseignants ont jusqu'à 48 heures avant la grève pour se déclarer, ce qui limite le délai de prévenance des familles. Ici, contrairement à Saint-Médard, la mairie précise que les parents ne peuvent pas fournir de pique-nique, pour des raisons de responsabilité et de chaîne du froid. Un repas froid n'est distribué que si le personnel est assez nombreux pour encadrer les enfants.

Artigues-près-Bordeaux. Les services municipaux ne seront pas assurés « compte tenu des effectifs déclarés grévistes ». Un enfant dont l'enseignant est absent, et dont la famille a été prévenue par l'école, ne pourra pas être accueilli.

Bruges et Carbon-Blanc. Bruges renvoie à un tableau détaillé, à consulter sur le site de la mairie. À Carbon-Blanc, l'école multisports est maintenue et les familles ont été prévenues par courriel.

Le transport scolaire est le point le moins renseigné. Cenon écrit « pas d'informations pour le moment ». À Saint-Médard, il est annoncé assuré dans certaines écoles et indiqué par une croix dans d'autres, ce que la page ne détaille pas.

Les syndicats demandent à rencontrer le Premier ministre. Ils prévoient de se réunir après le 5 novembre pour tirer le bilan de la journée.

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