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Bruges — Environnement

Bassens : le biogaz version portuaire, une usine à transformer les déchets en chauffage

Une unité de méthanisation à Bassens transforme 25 000 tonnes de déchets par an en gaz pour 2 600 foyers.

Rédaction L'Échoppe 33
9 septembre 2026 · 2 min de lecture
a row of pipes on a building with a sky background

Photo by Declan Sun on Unsplash

Vingt-cinq mille tonnes de biodéchets, de boues industrielles et de résidus agroalimentaires par an, transformées en gaz de chauffage pour l'équivalent de 2 600 foyers : c'est le pari de CVE Port de Bordeaux, inaugurée mardi 8 septembre par le Grand Port Maritime de Bordeaux (GPMB) et l'entreprise CVE Biogaz.

L'unité occupe 2,8 hectares de terrain portuaire, à la jonction de Bassens et d'Ambarès-et-Lagrave, à une dizaine de kilomètres du centre de Bordeaux. Le site méthanise un mélange composite : 40 % proviennent de l'activité industrielle du port, 20 % de l'agroalimentaire, et 40 % de biodéchets issus des restaurants, commerces et particuliers de la métropole. Le biométhane produit est injecté dans le réseau de gaz local, tandis que le digestat, un fertilisant organique, part vers 1 200 hectares d'exploitations agricoles partenaires chaque année. Selon les données du projet, l'opération permet d'éviter l'émission de 3 250 tonnes équivalent CO2 par an.

Le projet trouve son origine dans l'appel à manifestation d'intérêt lancé par le GPMB en 2019, dans le cadre de sa stratégie « port à énergie et économie positives ». La première pierre a été posée le 24 octobre 2023, mais le chantier a pris un an de retard : le terrain, situé en zone inondable au bord de la Garonne, a nécessité des mesures de conformité supplémentaires avant la mise en service, finalement intervenue en janvier 2026.

Le montage financier s'appuie en partie sur des fonds publics : 2,71 millions d'euros du Fonds européen de développement régional (FEDER) et 1,19 million d'euros de l'Ademe Nouvelle-Aquitaine sont venus abonder le projet, pour un investissement total évalué à 23,8 millions d'euros.

Cette unité arrive alors que le tri à la source des biodéchets s'est généralisé pour l'ensemble des producteurs, y compris les particuliers, depuis le 1er janvier 2024, en application de la loi anti-gaspillage. Collectivités, entreprises et exploitants portuaires disposent désormais d'un débouché local pour ces matières organiques qui devaient auparavant être transportées plus loin pour être traitées. Le GPMB présente l'installation comme la première du genre associant zone industrialo-portuaire et grande métropole en France.

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