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Mérignac — Environnement

Covoiturage sans réservation : Mérignac se branche sur les lignes Modalis

Trois arrêts de covoiturage sans réservation ouvrent à Mérignac, gratuits un an pour les passagers, sur fond d'expérimentation de deux ans.

Rédaction L'Échoppe 33
6 septembre 2026 · 2 min de lecture
L'autoroute A62 en direction de Bordeaux, 3 km avant la sortie n° 3, France.

Père Igor, CC BY-SA 3.0 — Wikimedia Commons

Trois arrêts flambant neufs, Caroline Aigle, Grange-Noire et Haillan-Rostand, plantés au cœur des zones d'activité mérignacaises. Depuis le 1er septembre, il suffit de s'y présenter, sans réservation ni application obligatoire, pour espérer monter dans une voiture qui file vers Bordeaux ou en revient.

Le service, baptisé Lignes Covoit Modalis, est piloté par le syndicat mixte Nouvelle-Aquitaine Mobilités, créé en 2018, et opéré par l'entreprise Ecov, déjà présente dans plusieurs métropoles françaises. Il emprunte les tracés de l'A10 et de l'A62 et compte au total 28 arrêts répartis dans 19 communes de la Gironde, depuis Saint-Aubin-de-Blaye et Cavignac au nord jusqu'à Langon au sud, avec Bordeaux Ravezies et Mérignac comme points d'arrivée.

La mécanique diffère volontairement des offres privées type Blablacar. Ici, pas de trajet à planifier la veille : le système fonctionne en temps réel, sept jours sur sept, de 6 heures à 21 heures, sauf jours fériés, comme une ligne de transport en commun classique avec fréquence de passage et arrêts fixes. Pour inciter au démarrage, la gratuité est totale pour les passagers pendant un an. Les conducteurs, eux, touchent 50 centimes dès qu'ils signalent une place libre aux heures de pointe, puis 2 euros pour le premier passager embarqué et 1 euro par personne supplémentaire.

Selon les calculs mis en avant par les porteurs du projet, un automobiliste covoiturant un jour sur deux pourrait économiser jusqu'à 2 000 euros par an. L'argument pèse dans un territoire où les zones d'activité de l'Aéroparc et de Cadera restent mal desservies par les transports en commun classiques, TBM s'arrêtant souvent aux portes de ces secteurs économiques.

Le dispositif entre dans une phase d'expérimentation prévue pour durer deux ans. Au terme de cette période test, des extensions de lignes ou d'arrêts pourraient être décidées, mais uniquement si la fréquentation le justifie : ni le nombre d'usagers quotidiens ni le coût exact du service pour le syndicat mixte n'ont été rendus publics à ce stade. La Ville de Mérignac présente le service comme un complément à l'offre TBM, sur des axes où le bus ou le tram ne circulent pas.

Le recrutement des conducteurs volontaires avait débuté dès le 20 juillet, avant l'ouverture effective des quatre lignes aux passagers le 1er septembre.

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