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Incendie de Saumos : les agriculteurs sinistrés ont jusqu'au 28 août pour déclarer leurs pertes

Les agriculteurs sinistrés par l'incendie de Saumos doivent déclarer leurs pertes avant le 28 août pour obtenir une indemnisation au titre des calamités.

Rédaction L'Échoppe 33
12 août 2026 · 1 min de lecture
bare trees on rocky hill under white sky during daytime

Photo by Intricate Explorer on Unsplash

Trois semaines après que les flammes ont cessé de progresser à Saumos, dans le Médoc, l'heure est au chiffrage des dégâts. La Chambre d'agriculture de la Gironde invite les exploitants touchés par l'incendie à répondre, avant le 28 août, à une enquête lancée par la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) de la Gironde.

L'incendie, parti le 22 juillet, avait fini par ravager environ 42 000 hectares selon les points de situation de la préfecture, contraignant près de 220 000 personnes à une évacuation préventive dans 23 communes et détruisant 240 habitations. Un sinistre d'une ampleur rare dans le massif forestier girondin, qui couvre à lui seul la moitié du territoire du département.

L'enquête porte sur deux catégories de pertes : les dommages directs, cultures brûlées ou bâtiments agricoles endommagés, mais aussi les pertes indirectes, comme des marchés annulés ou des difficultés d'approvisionnement liées à l'incendie. Objectif affiché par la chambre consulaire : disposer de données chiffrées fiables pour mobiliser les pouvoirs publics et déclencher, le cas échéant, des dispositifs d'indemnisation au titre des calamités agricoles.

La chambre d'agriculture précise que ce recensement ne concerne pas les pertes liées à la canicule, qui font l'objet d'un signalement distinct auprès de ses services. Les exploitants concernés peuvent répondre en ligne, la démarche prenant, selon la chambre, quelques minutes.

Ce recensement s'inscrit dans un travail plus large engagé depuis le début de l'été par la Chambre d'agriculture et la Défense des forêts contre l'incendie (DFCI) Nouvelle-Aquitaine, qui avait déjà sollicité les exploitants en juin pour recenser leurs moyens mobilisables lors d'un feu, citernes, forages ou tracteurs. Une mobilisation qui avait permis, lors des grands incendies de 2022, de faire gagner jusqu'à trois heures par jour aux sapeurs-pompiers selon la chambre consulaire.

Les exploitants disposent d'un contact dédié, François Méchineau, directeur du pôle entreprises et prospectives économiques de la chambre, pour toute question sur la démarche.

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