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Trois lycées girondins fermés après des violences en marge des blocages

Mortiers d'artifice, feux de poubelles et un proviseur agressé à Lormont : la préfète et le recteur condamnent les violences du mardi 3 novembre.

· 2 min de lecture
Façade en pierre d'un lycée de Bordeaux, avec ses lucarnes et son horloge, sous un ciel bleu et derrière des platanes.

Moi, CC BY-SA 3.0 · Wikimedia Commons

Une dizaine de lycées sur les 82 que compte la Gironde ont été la cible de tentatives de blocage mardi 3 novembre 2026, certains avec des tirs de mortiers d'artifice. Trois établissements ont dû fermer, « la sécurité des élèves et des personnels ne pouvant plus être assurée », selon le communiqué diffusé le jour même par la préfecture de la Gironde et le rectorat.

Une agression au lycée des Iris

Le proviseur du lycée des Iris, à Lormont, a été agressé physiquement par un élève dans la matinée. Une plainte a été déposée. La préfète Sophie Brocas et le recteur Jean-Marc Huart parlent de « faits de violence et d'agression inacceptables » aux abords des lycées de Bordeaux, Bègles, Mérignac, Pessac et Talence.

Des personnels de direction et des membres des équipes éducatives ont été menacés. Selon le communiqué, certains ont été directement visés par des tirs d'« armes par destination », c'est-à-dire des objets du quotidien détournés pour blesser ou intimider. Des feux de poubelles et de mobilier urbain ont aussi été maîtrisés par les sapeurs-pompiers.

Une manifestation sans incident

Le même jour, une manifestation déclarée par l'intersyndicale FO, FSU et UNEF, et autorisée par la préfecture, a réuni 350 personnes. D'après le communiqué, elle s'est déroulée dans le calme et dans le cadre prévu. Les autorités distinguent ce cortège des actions menées devant les établissements.

Six personnes, dont cinq mineurs, ont été interpellées durant la matinée. Le communiqué ne précise ni les lieux ni les motifs de ces interpellations, ni les trois lycées fermés.

Un mouvement lancé en septembre

La mobilisation lycéenne dure depuis la mi-septembre. Le 13 octobre, à Bordeaux, les manifestants réclamaient notamment le remplacement des professeurs absents, la rénovation des bâtiments et la suppression de Parcoursup, comme nous l'écrivions le 14 octobre.

La préfète et le recteur rappellent que « le droit de manifester est une liberté fondamentale », qui doit s'exercer dans le respect de l'ordre public. Ils apportent leur soutien aux communautés éducatives et remercient les forces de l'ordre ainsi que les sapeurs-pompiers.

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Sources

  • Communiqués de presse (email)

    Condamnation des violences en marge des protestations lycéennes

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