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La Bastide — Environnement

À Darwin, un « Micro-Climax » pour parler de la forêt girondine sinistrée

Faute de subventions et de mécénat, le festival Climax de Darwin se réduit à deux journées consacrées à la forêt girondine sinistrée par les incendies.

Rédaction L'Échoppe 33
13 septembre 2026 · 2 min de lecture
Magasin général de l'écosystème Darwin à Bordeaux (ancienne caserne Niel), 22 novembre 2021.

Jefunky, CC BY-SA 4.0 — Wikimedia Commons

ÉvénementDarwin Ecosystème, BordeauxVoir l'agenda →

Deux jours au lieu d'un festival entier : Darwin Ecosystème réduit la voilure pour l'édition 2026 de son événement consacré à la forêt. Une soirée musicale mercredi 16 septembre, puis une journée de conférences samedi 19 septembre, de 10 heures à 19 heures, sur la rive droite bordelaise. L'organisation revendique elle-même ce format resserré, baptisé « Micro-Climax », en cause : « le tarissement des financements de notre festival Climax, arrêt des subventions, effondrement des allocations de mécénat », selon le texte de présentation de l'événement.

Le sujet, lui, ne manque pas d'actualité. Après les incendies de 2022, la Gironde a de nouveau brûlé cet été : au 17 août 2026, les feux qui ont ravagé le massif des Landes de Gascogne, en Gironde et dans les Landes, avaient détruit 47 004 hectares de forêt, blessé 88 sapeurs-pompiers et détruit plus de 240 bâtiments, selon les chiffres relayés à partir des points de situation de la préfecture de Gironde. À l'échelle nationale, avec près de 70 000 hectares partis en fumée, 2026 dépasse le bilan de 2022 et devient l'année la plus destructrice pour les forêts françaises depuis le début des mesures, selon franceinfo. L'incendie de juillet dans le massif landais est ainsi comparé au feu de 1949, le plus meurtrier jamais enregistré en France, qui avait détruit environ 50 000 hectares.

C'est dans ce contexte que Darwin réunit, samedi, scientifiques, forestiers, pompiers, élus, habitants, artistes, militants et entrepreneurs autour de trois questions : quelle forêt voulons-nous, comment mieux la protéger, comment mieux vivre avec elle. L'organisation dit vouloir éviter d'opposer production et biodiversité, ou prévention et liberté, pour chercher plutôt des équilibres rendant le territoire plus résilient.

Le choix des mots interroge en creux le modèle économique de Darwin, connu pour limiter sa dépendance aux fonds publics : les subventions ne représenteraient traditionnellement qu'une part marginale du financement du site, l'essentiel provenant de la réinvestition d'une partie du chiffre d'affaires des entreprises installées sur place. Le recul du mécénat évoqué cette année toucherait donc spécifiquement le volet culturel et associatif du festival, pas l'ensemble de l'écosystème Darwin.

La conférence de samedi est annoncée gratuite en journée, selon la présentation de l'événement sur le site de Darwin.

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