La Région Nouvelle-Aquitaine débloque 10 millions d'euros pour rafraîchir plus de 100 lycées d'ici mai 2027
Brasseurs d'air, films solaires et pièces rafraîchies : la Région vise 100 lycées sur 293 d'ici mai 2027, après les canicules de l'été 2026.

Photo by Jeswin Thomas on Unsplash
Après l'été 2026 et ses vagues de chaleur, la Région Nouvelle-Aquitaine veut agir vite dans ses lycées. Elle annonce un plan de 10 millions d'euros, réparti sur 2026 et 2027, pour réaliser des travaux dans plus de 100 des 293 établissements d'ici mai 2027. Elle affiche l'ambition d'adapter tous les lycées en trois ans.
« Pour bien apprendre, il faut des établissements prêts à supporter les vagues de chaleur de plus en plus fréquentes comme l'été 2026 a pu en donner la preuve », explique Jean-Louis Nembrini, vice-président chargé de l'orientation, de l'éducation et de la jeunesse. Ce plan s'ajoute à celui d'adaptation au changement climatique des lycées, voté en séance plénière le 2 avril 2026.
Brasseurs d'air et zones refuges
D'ici le printemps 2027, deux actions prioritaires seront menées dans un tiers des lycées jugés les plus vulnérables :
- des brasseurs d'air et des films solaires posés sur les vitrages des façades les plus exposées, pour limiter l'échauffement des locaux ;
- des « zones refuges » équipées de pompes à chaleur réversibles, qui peuvent rafraîchir l'air. Les infirmeries et les loges, parfois très exposées selon leur emplacement, passeront en premier. Une salle commune sera aussi envisagée si nécessaire.
La Région étudiera en outre, sur les sites compatibles, le géocooling (rafraîchissement par la géothermie) ou le freecooling (ventilation nocturne renforcée).
Ce qui a déjà été investi depuis 2016
La collectivité rappelle ses dépenses d'adaptation depuis 2016 : 45 millions d'euros pour les menuiseries, 32 millions pour l'isolation, 7 millions pour les protections solaires (volets, stores, brise-soleil) et plus de 23 millions pour le traitement thermique des bâtiments. Quarante-cinq établissements ont bénéficié ou bénéficieront à court terme d'une opération de végétalisation. Près de 300 millions d'euros sont allés à des restructurations lourdes.
Budget de fonctionnement 2027
La dotation globale de fonctionnement des lycées, qui finance l'activité quotidienne (entretien, énergie, eau, contrats), est proposée à 74,21 millions d'euros pour 2027. Un fonds complémentaire de 4 millions d'euros est prévu pour les établissements confrontés à une difficulté particulière ou à un aléa.
La part consacrée à l'action pédagogique augmenterait de 10 %, soit 850 000 euros de plus. Elle soutient notamment l'aide aux devoirs gratuite (1 524 appels par an), les Actions éducatives en Nouvelle-Aquitaine (1 164 projets en 2025), 300 associations et équipements culturels, le Nouveau Festival et l'éducation aux médias, dont bénéficient près de 2 700 lycéens par an.
La Région indique aussi que plus de 8 000 jeunes ont reçu une aide au permis de conduire en 2025 et 2026, dont 81 % issus d'un « public fragile » (revenu inférieur à 9 700 euros). Les budgets d'aide à l'orientation sont maintenus en intégralité.
Selon la Région, les élus ont voté ces 10 millions d'euros et la hausse des moyens pédagogiques lors de la séance plénière des 12 et 13 octobre 2026. La source ne précise pas quels lycées girondins sont concernés.
Sources
Région Nouvelle-Aquitaine
Éducation et dérèglement climatique : des mesures concrètes pour les lycéens
Une erreur dans cet article ? Signalez-la à la rédaction.
À lire aussi
La Bastide · Politique
Sur la rive droite, deux boulevards et 232 millions d'euros pour changer de visage
La facture du chantier qui redessine deux boulevards entre Bordeaux, Cenon et Floirac a grimpé de 26 millions d'euros en un an.
Bègles · Politique
Bègles rouvre la concertation sur le plan de circulation du quartier Nord-Ouest
Bègles rouvre le dossier de son plan de circulation Nord-Ouest, quatre ans après sa mise en place, via un questionnaire ouvert tout octobre.
Politique
Bordeaux Métropole sous perfusion, Thomas Cazenave oppose un plan de sauvetage à la menace de tutelle
Avec une dette qui frôlera 2,3 milliards d'euros fin 2026, la Métropole engage 182 millions d'euros d'économies pour échapper à la tutelle de l'État.