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Environnement

Feux en Gironde : les robots pompiers de Shark Robotics proposés aux sites industriels menacés

Six robots capables de cracher jusqu'à 3 000 litres d'eau par minute, à 70 mètres de distance : c'est l'offre inhabituelle que Shark Robotics, entreprise…

Rédaction L'Échoppe 33
30 juillet 2026 · 2 min de lecture
Robot Colossus de la société Shark Robotics - Robot pompier

Shark Robotics, CC BY-SA 4.0 — Wikimedia Commons

Six robots capables de cracher jusqu'à 3 000 litres d'eau par minute, à 70 mètres de distance : c'est l'offre inhabituelle que Shark Robotics, entreprise rochelaise, a lancée le 27 juillet aux industriels de Gironde dont les sites sont menacés par les incendies.

Le département vit depuis le 22 juillet l'un des épisodes les plus graves de son histoire récente. Parti de Saumos, le feu avait déjà ravagé 42 000 hectares au 27 juillet selon la préfecture de la Gironde, qui recensait alors 220 000 personnes évacuées depuis le début de l'épisode dans 23 communes, 240 habitations détruites et 88 sapeurs-pompiers blessés. Aucune victime civile n'était à déplorer à cette date. Pour combattre les flammes, 2 750 pompiers, 1 500 militaires, 1 440 membres des forces de sécurité intérieure et 18 moyens aériens étaient mobilisés, avec l'appui de renforts européens. L'autoroute A63 restait partiellement coupée.

C'est dans ce contexte que Shark Robotics propose la mise à disposition temporaire, sous forme de location de courte durée, de son robot Colossus : un engin sur chenilles de 500 kilos, télécommandé à plusieurs centaines de mètres, conçu pour intervenir là où l'exposition humaine devient trop risquée, chaleur extrême, fumées denses ou risque d'explosion. Raccordé à une pompe ou à un réseau incendie, il peut arroser préventivement un site, refroidir des installations sensibles, traiter les retombées de brandons ou surveiller la température par caméra thermique. Plus de 200 exemplaires du Colossus sont déjà utilisés dans une vingtaine de pays, notamment dans des raffineries et des zones portuaires, et l'engin s'était fait connaître en 2019 en refroidissant les murs de Notre-Dame de Paris pendant l'incendie de la cathédrale.

Dépôts logistiques, plateformes de stockage ou infrastructures énergétiques situés en lisière de forêt figurent parmi les cibles visées par cette offre, qui s'ajoute aux moyens traditionnels sans s'y substituer. L'entreprise, fondée en 2016 à La Rochelle, avait déjà livré 40 robots Colossus au service d'urgence ukrainien, un contrat financé par la France à hauteur de 14,5 millions d'euros.

La proposition reste commerciale : Shark Robotics évoque des conditions d'intervention et une tarification adaptées à chaque site, sans préciser de montant. Elle intervient alors que la préfecture de Gironde a interdit tout séjour organisé avec nuitées pour mineurs tant que la situation reste exceptionnelle. Le feu n'était pas fixé au 27 juillet, et l'ampleur des dégâts sur les zones industrielles proches des massifs forestiers restait encore à établir dans les jours suivants.

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